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Pour tous

 

Mises à jour

 

18.09.2021 :

HK : Indications essentielles pour les khôlles dans Corrigés devoirs HK.

 

13.09.2021 : 

HK : Directives pour la dissertation dans Corrigés devoirs HK.

 

10.09.2021 :

KH : Dans Cours KH, bref rappel de méthode en vue des premières khôlles.

 

31.08.2021 :

Rentrée des KH :

Si vous avez des questions concernant les cours qui étaient à lire pendant l'été, tenez-les prêtes pour le jour de la rentrée, afin que nous puissions y répondre de suite et enchaîner avec la suite du programme.

 

27.06.2021 

Pendant l'été 2021 

 

Pour les futurs HK :

 

- Travail sur petits exercices et sur corrigés rédigés sur le site Invitation à la philosophie. Le site contient également de nombreux petits textes, des articles, des conseils de lecture et de méthode, il est donc intéressant à parcourir dans son ensemble.
- Lecture : voir aussi la rubrique "Lectures" pour les HK.

 

 

Pour les futurs KH :

 

 

 

A lire impérativement pour la rentrée : 

Cours : 
§ Bilan sur "Lien social et idée du bien"
§ Justice et vengeance
§ Société et Etat
[ = fin du chapitre "Vérité et rapport avec autrui"]

 

Lectures recommandées :

 - Un extrait des Pensées de Pascal [dans "Lectures" KH, "Extraits d'oeuvres"]
- Préface de la 2e édition de la Critique de la raison pure de Kant [dans "Lectures" KH, "Oeuvres philosophiques classiques" (en téléchargement)]. 
- Voir aussi la liste d'oeuvres suggérées (rubrique "Lectures" KH).

 

 

A voir

 

 

Très intéressante conférence de Jérôme Ducros au Collège de France sur la musique, mais aussi sur l'art en général, le langage, le sens, etc.

 

 

 

Livres récents

 

 

Jean-François Braunstein, La philosophie devenue folle, Le genre, l'animal, la mort, Paris, Grasset, 2018.

Olivier Rey, Leurre et malheur du transhumanisme, Paris, DDB, 2018.

Olivier Rey, L'idolâtrie de la vie, Paris, Gallimard "Tracts", 2020 (à propos de la pandémie du coronavirus)

Rémi Brague, Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres, Paris, Flammarion, "Champs-essais", 2009.

Allan Bloom, L'âme désarmée, Paris, Les belles lettres, 2019.

Dominique Folscheid, Made in labo, Paris, Cerf, 2019.

 

 

Livres moins récents

 

 

Léo Strauss, Nihilisme et politique, Rivages poche, Paris, 2020 (contient trois conférences, de 1941 et 1962).

H. Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz, Rivages poche, Paris, 1994 (le texte est de 1984).

F. Kaplan, Des singes et des hommes, La frontière du langage, Paris, Fayard, 2001.

 

 

Liens utiles

 

 

Sujets de concours et rapports de jurys

 Annales sujets et rapports de jurys BCE (écrits)

 Pour exemple :

 - Sujet et rapport de ESSEC 2012 :   BCE Rapport jury ESSEC 2012.pdf

 (NB : inclut un rappel des sujets tombés entre 2003 et 2011)

 - Sujet et rapport de HEC 2012 : BCE Rapport jury HEC 2012.pdf et 2013 : BCE Rapport jury HEC 2013.pdf

Annales sujets et rapports de jurys ENS (écrits et oraux)

 Pour exemple :

 - Sujet et rapport de l'écrit 2013 :ENS Rapport jury écrit 2013.pdf

Rapport des oraux 2013 : ENS Rapport jury oral 2013.pdf

 

 

 Sites

Invitation à la philosophie (http://philo.pourtous.free.fr/index.htm)

Textes, articles, conseils de lectures, éléments de méthodologie, sujets corrigés, exercices...(rubrique Cours et conférences)

 

 Mezetulle (http://www.mezetulle.fr/)

Blog de réflexion non exclusivement philosophique, proposant de nombreux articles de qualité sur de très nombreux thèmes, souvent d'actualité.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Corrigés devoirs HK

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Corrigés de devoirs HK

 

 

Directives essentielles pour l'exercice de la dissertation

 

 

 

A/ Faire une dissertation consiste à étudier une question de la façon la plus complète et la plus approfondie possible, et à proposer finalement une réponse. Cela signifie :

 

1) qu'il ne faut oublier aucun aspect (l'étude doit être complète). Pour cela, il faut dégager tous les sens que la question peut prendre, et n'en éliminer aucun a priori.

 

Concrètement, cela veut dire : envisager tous les sens que chacun des termes du sujet peut prendre. Chaque fois que l'on prend un certain terme dans un certain sens, cela donne une certaine question, qui est l'un des visages que le sujet peut prendre ; ou encore, l'une des questions que le sujet implique ou contient en lui-même.

 

Parmi les termes du sujet, certains pourront être définis de plusieurs façons (être pris en plusieurs sens), et d'autres non. Ce sont les cours, et aussi la culture personnelle, qui aident à voir lesquels peuvent être pris en plusieurs sens, et quels sont les sens en question.

 

  1. que les différents sens donnés aux termes du sujet, et les différentes questions qui en découlent, ne sont pas tous au même niveau de profondeur ; certaines définition s'en tiennent aux apparences, à ce qui semble évident, et d'autres s'approchent beaucoup plus de la réalité, qui est toujours complexe. Le travail de la dissertation philosophique consiste à partir de cette surface et à avancer le plus possible vers l'essence véritable, plus difficile à voir et nécessitant un chemin pour être atteinte (alors que la surface est immédiatement offerte et accessible).

 

B/ Il en découle les conséquences suivantes :

 

  1. Les définitions des termes en jeu dans le sujet peuvent et doivent évoluer au cours de la dissertation. Il est donc capital de ne pas les fixer définitivement dès le début. Il faut, certes, poser certaines définitions pour commencer, mais en sachant que certaines d'entre elles vont changer par la suite. Si on les fixe une fois pour toutes dès le départ, on rend impossible toute progression de la réflexion !

 

  1. Précisément, dans la dissertation la réflexion doit progresser, s'enrichir et s'approfondir au fur et à mesure. Cette « marche en avant vers l'essence » s'effectue de manière ordonnée et au travers de grandes étapes, ce qui va la rendre à la fois plus claire et plus rigoureuse. Ces étapes sont les « parties » de la dissertation.

 

Comment définir chacune de ces étapes ? Comment savoir que tel ensemble de questions et de réflexions doit être regroupé dans une même partie ? Le principe général est le suivant : il y a une partie chaque fois que, les termes essentiels du sujet étant définis d'une certaine façon, le sujet dans son entier est lui-même pris dans un certain sens ; et chaque fois que l'on modifie la définition de l'un de ces termes, on crée une nouvelle partie, car le sujet dans son entier prend alors un nouveau visage.

 

Cela signifie que, dans chaque partie, tout le sujet est pris en compte (et non pas seulement l'un ou l'autre de ses termes, en laissant de côté les autres). Cela signifie aussi que chaque partie peut et doit comporter une proposition de réponse à la question (sujet). La forme générale de la partie est donc : si tel terme signifie ceci, alors voilà quel est le sens de la question, et voilà quelle est la réponse, pour telles et telles raisons.

 

  1. Le nombre des parties est impossible à fixer d'avance, puisqu'il va dépendre à chaque fois du sujet, et du degré d'approfondissement que l'on est capable d'atteindre. La dissertation est terminée lorsqu'on peut se dire que l'on a vu tous les aspects de la question, en les creusant au maximum, avec les moyens dont on dispose (cours, capacités de réflexion...) à ce moment.

 

Néanmoins, dans la pratique et compte tenu des conditions de l'exercice, le nombre de parties se situera entre un minimum de 2 et un maximum de 4.

 

 

Les transitions : 1) il faut en faire, et 2) elles ne doivent pas être purement artificielles (ex : « nous allons maintenant nous demander... »), mais elles doivent indiquer pourquoi la partie qui s'achève (et la réponse qu'elle engendre) n'est pas pleinement satisfaisante ; et du même coup, pourquoi l'examen du sujet doit continuer : telle est leur raison d'être.

 

Les auteurs : il ne faut pas les utiliser comme des autorités, c'est-à-dire comme si leurs noms garantissaient que ce qu'ils disent est vrai. Le rôle des auteurs doit être 1) d'aider à voir des questions, des difficultés, qui ne sont pas évidentes à voir ; 2) de proposer des réponses qui sont davantage que de simples opinions, et sont donc intéressantes à écouter et à examiner (et non pas des « vérités » immédiates).

 

Donc rappel : jamais une idée n'est vraie uniquement parce que c'est Untel ou Untel qui l'a dite ; ce qui justifie une idée, ce n'est jamais un nom propre, mais une raison.

 

 

C/ Introduction et conclusion

 

  1. L'introduction est le lieu où il s'agit de voir quel est exactement le problème posé, et quelles principales questions il faut nécessairement étudier pour être en mesure de lui apporter une réponse. Il ne s'agit donc pas d'affirmer quoi que ce soit, ni de répondre, mais de s'interroger ! Si des opinions ou des définitions y apparaissent, ce doit être au conditionnel, en marquant bien que ce sont de simples éventualités, que l'étude du sujet devra confirmer ou infirmer. A ce stade, on ne sait rien, on indique ce qu'il va falloir chercher.

    La grande question à se poser, et qui doit toujours servir de guide pour faire l'introduction, est : qu'est-ce qui fait que la réponse n'est pas évidente ?

 

Faut-il faire une « annonce de plan » ? Ce n'est pas une faute d'en proposer une, mais il est plus habile de présenter simplement les points d'interrogation dans l'ordre qui sera suivi ensuite dans le devoir (plutôt qu'en vrac) : par là même le plan sera indiqué, sans que cela prenne la forme d'une « annonce » formelle.

 

Enfin, il faut éviter toutes les remarques creuses et inutiles que l'on trouve si souvent dans cette partie du devoir, du genre : « Tous les philosophes se sont demandés si... ». Cela n'avance à rien ! Une fois que l'on a dit cela, on n'a strictement rien dit sur le sujet. Et ici comme partout dans le devoir, il faut appliquer la règle : tout ce qui est tel que, si on l'enlevait, il ne manquerait rien, il faut l'éliminer.

 

  1. A l'opposé de l'introduction, la conclusion est le temps de la réponse, et non pas des raisonnements ni des questions. C'est pourquoi on ne s'obligera pas à « ouvrir sur un autre problème » : une conclusion, comme son nom l'indique, ne sert pas à ouvrir mais à fermer ! Il s'agit de dire, de façon claire et rapide, ce que la recherche donne finalement comme réponse à la question posée, en rappelant la principale raison qui justifie cette réponse. Il n'est pas du tout obligatoire que cette réponse soit bien nette et pleine de certitude : il est permis de rester dans l'indécision, du moment qu'il y a de vraies raisons pour cela. La règle est simple : on indique ce que la recherche permet de répondre, tel quel, ni plus ni moins.

 

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Indications essentielles pour les khôlles 

 

 

 

 

Préparation 1h – Passage 30mn dont 20mn d'explication par le candidat + 10mn d'échange (questions, reprises, etc.)

 

L'exercice consiste à expliquer un texte, et non à le commenter.

 

Il s'agit donc de chercher à comprendre le mieux possible la pensée de l'auteur présentée dans le texte, sans chercher à la critiquer (ni positivement, ni négativement). On cherche à mettre au clair ce qu’il dit, comment il le dit, pourquoi il le dit. Il s'agit de se mettre à l'écoute du texte, sans aucun a priori.

 

Dans ce but l'attention doit se diriger sur deux points généraux :

 

a) La compréhension claire et exacte de chaque idée, chaque affirmation proposées par le texte ; parfois le sens d'un terme ou d'une phrase n'est pas immédiatement clair, il peut y avoir plusieurs interprétations ; il faut donc chercher à voir quelle est la bonne, ou la plus probable. De cette façon, on s'assure de ne pas se tromper sur l'objet dont il est question (de quoi l'auteur parle-t-il ?), ni sur la teneur de son discours (à propos de cet objet, que dit-il exactement ?).

 

Attention : il ne s'agit pas d'inventer le sens, ni de plaquer sur le texte tel ou tel sens que l'on croit connaître ; c'est le texte lui-même, et rien d'autre, qui doit servir de guide pour comprendre le sens qu'il donne, lui, à tel ou tel élément.

 

La règle générale est qu'il faut expliquer le texte par le texte lui-même.

 

b) La recherche et l'explication des liens logiques instaurés par l'auteur entre ses idées, entre ses affirmations. Un texte philosophique n’est pas seulement une suite de remarques, disposées au hasard ou au gré de « l’inspiration » aléatoire du moment, mais un ensemble organisé, obéissant à des règles. Bref : l’auteur n’a pas jeté des idées sur le papier en vrac, il a suivi un certain ordre, son discours présente une continuité dans son déroulement : il faut le voir, et montrer qu'on l'a vu. Parfois les liens entre les idées seront explicitement indiqués par le texte lui-même, au moyen de termes comme "donc", "par conséquent", etc. : dans ce cas il "suffira" de bien clarifier le sens de ce lien ; mais dans d'autres cas il sera moins apparent, ou même tout à fait implicite : il faudra alors voir et signaler ce lien dont la présence est bien réelle, mais pas immédiatement visible.

 

Dans les deux cas, expliquer signifie toujours : mettre en pleine lumière ce qui est là (on ne doit rien ajouter ni rien inventer), mais pas forcément visible à première vue.

 

Sur les deux points (compréhension de chaque élément pris en lui-même, et des liens logiques qui existent entre eux), il ne faut se servir de rien d'autre que du texte lui-même, de ses propres connaissances de vocabulaire et de ses propres capacités de raisonnement. Et il faut laisser le texte tel qu'il est, avec ses éventuelles zones d'ombre. Si, par exemple, le texte comporte un élément qui pose un problème de compréhension, sans donner lui-même les moyens de le résoudre, la bonne attitude n'est pas de faire comme si c'était clair, encore moins de rester muet sur ce point embêtant, mais de le voir et de le dire.

 

Ce même respect du texte impose de ne pas consacrer le même degré de développement à tous les points du texte, mais de s'arrêter le plus sur ceux qui, par leur rôle dans le texte, le réclament. Dans un texte, tout n'a pas la même importance ; bien expliquer le texte, c'est donc épouser ses contours, ses « temps forts » et ses passages moins essentiels ; c'est précisément le rôle d'une explication de faire ressortir ces contrastes : tout traiter de la même façon, ce serait donc, à la limite, défigurer le texte.

 

Enfin et toujours pour la même raison, l'explication ne doit pas découper le texte de façon arbitraire et mécanique, par exemple en le prenant phrase par phrase. Il y a des passages qui forment des touts à l'intérieur du texte : découper le texte phrase par phrase reviendrait presque certainement à le priver de son sens, ou à en perdre une grande partie.

 

On proposera donc :

 

1. Une introduction comportant les trois éléments suivants :

 

Le thème du texte. Attention : ce thème ne doit pas consister en un simple mot, mais doit avoir la forme d'une question. Pour la trouver, se demander : quelle est LA question principale que ce texte étudie, et à laquelle il s'efforce de répondre ?

 

La thèse du texte. C'est la réponse que le texte propose à la question dégagée ci-dessus.

 

Le plan du texte. Ce sont les quelques étapes principales de la réflexion de l'auteur.

 

 

2. L'explication proprement dite (cf. supra)

 

 

3. Une conclusion

 

Elle rappelle la thèse de l'auteur et indique la principale raison qui, selon lui, la justifie.

 

 

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