Midi Libre - novembre 2019

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Midi Libre - octobre 2018

Extrait de l'article

 

"La cité scolaire Henri-IV de Béziers inaugurait il y a quelques jours dernière sa nouvelle annexe avec ses grandes salles spécialement aménagées pour ses classes prépas.

Force est de constater que ses classes prévues pour cinquante élèves ne seront pas remplies cette année. Pour 42 étudiants en première année CPGE (cours préparatoire aux grandes écoles) l’an dernier, ils ne sont que trente-six pour cette rentrée 2018-2019.

L’effet Parcoursup

Ludovic Garcia, responsable des CPGE première année, analyse : "Alors qu’on avait beaucoup de demande, on a eu cette année mois d’étudiants qui ont intégré notre classe. On s’est laissé surprendre par Parcoursup. Ce n’est pas alarmant, mais on va retravailler notre recrutement pour l’année prochaine."

Marie-Laure Bellard responsables des deuxièmes années complète : "La logique de Parcoursup est différente du système précédent. L’absence de hiérarchisation de vœux ou la possibilité d’en maintenir deux pendant toutes les vacances d’été en ont perturbé plus d’un."

100 %

Pour la première fois depuis la création des classes prépa d’Henri-IV, toutes les deuxièmes années ont réussi des écrits de concours. Et 60 % ont été admis aux oraux.

Et les étudiants qui ne sont pas en admission partent pour la plupart dans des universités prestigieuses et très sélectives comme Panthéon- Sorbonne directement en Licence 3. Ce résultat récompense les efforts fournis par les élèves et l’encadrement.

Priorité aux locaux

Ludovic Garcia rappelle : "Nous avons vocation à intégrer le plus grand nombre d’élèves du secteur, c’est la mission qui nous a été confiée et nous y tenons. Nous regrettons de ne pas avoir plus d’élèves de terminale qui fassent la demande ou qui acceptent quand on leur fait une proposition positive."

"Alors que par ailleurs nous accueillons des étudiants de Paris, Lille, Strasbourg, Nantes ou même de Guadeloupe cette année. Nous sommes surpris de voir des gens qui viennent d’aussi loin, avec de meilleures notes, accepter et pas ceux qui sont sur place."

Il faut se laisser du temps pour qu'une petite réputation se consolide

La co-responsable des CPGE poursuit : "Les filières lettres et sciences sociales sont extrêmement sélectives et difficiles. On les trouve essentiellement dans des grandes villes françaises : le lycée Saint-Sernin à Toulouse, le lycée du Parc à Lyon, le lycée Henri-IV de Paris. Il y en a peu, mais on est à chaque fois dans des établissements prestigieux. Ça a été une volonté à l’époque, ministérielle et rectorale, d’installer une prépa de ce type ici."  La nouvelle annexe le permet.

"Il faut que les étudiants puissent être dans de très bonnes conditions. Ils sont en concurrence avec des établissements qui offrent ce type de prestations et même bien au-delà. Pour les attirer ici il faut leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. On commence à avoir des résultats aux concours intéressants, ce qui montre que ça marche.""

Midi Libre - janvier 2018

 

Midi-Libre -décembre 2013

Article du midilibre du 10 décembre 2013 

 

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Le lycée Henri-IV ouvrira à la rentrée prochaine, la seconde année : Khâgne. (Photo PIERRE SALIBA)

Le lycée Henri-IV à Béziers accueille depuis la rentrée dix-huit élèves dans une classe "prépa" à Hypokhâgne. La plus proche était précédemment à Nîmes.

Dix-huit élèves ont intégré, en septembre, la classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) Hypokhâgne B/L du lycée Henri-IV. Il s’agit d’une première année de classe préparatoire littéraire en lettres et sciences sociales qui permet aux élèves de passer différents concours d’entrée.

Notamment aux Écoles normales supérieures (ENS), à l’ENSAE, l’ENSAI, aux écoles supérieures de commerce comme HEC ou l’ESSEC et bien d’autres encore. Une première dans le territoire au sens large (ouest Biterrois, Aude et P-O) puisque, comme le rappelle le proviseur Jacques Puel : "Le bassin, soit environ 3 000 élèves en terminale, ne disposait d’aucune classe préparatoire post-bac ."

Que seize établissements en France

En France, seize établissements pour quatorze villes proposent la première année d’hypokhâgne B/L, la commune la plus proche pour les Biterrois (et même pour les élèves de Perpignan) étant Nîmes. Il faudra donc compter désormais Béziers, mais uniquement pour la B/L, la ville n’ayant pas l’hypokhâgne A/L, spécialisé en lettres et arts, langues vivantes, ou sciences humaines. "Si notre projet s’est porté sur cette CPGE, c’est parce que cette prépa permet un recrutement large, sur les trois séries générales, L, S et ES, et ouvre sur des débouchés très diversifiés", précise le proviseur.

Ainsi, le lycée, qui a ouvert administrativement cette prépa assez tard, en janvier, a reçu cependant de nombreux dossiers d’inscription, "qui ont été classés par la commission, notamment en fonction des résultats de Première, et des premier et deuxième trimestres de Terminale".

Dix-huit "excellents" élèves !

Dix-huit étudiants ont ainsi intégré l’établissement : "Tous d’excellents élèves, avec une moyenne autour de 16, provenant en majorité de S, et, pour les L et ES, ayant suivi l’enseignement de spécialité Math. Un seul est du Biterrois, une ancienne élève d’Henri-IV. Pour le reste, ils proviennent de partout, souvent de loin". Comme Anissa, tout droit arrivée de Lille, un Bac S mention Très bien en poche. "Je voulais absolument intégrer une B/L. Comme ma famille déménageait à Béziers, cette création a été pour moi une super-occasion".

Pour Damien, d’Albi, Bac S mention Très bien lui aussi, son choix résulte plutôt d’une volonté de réfléchir sur son avenir?: "Cette prépa me permet de conserver un large éventail d’enseignements, et d’avoir du temps pour me décider."

S’ils réussissent cette première année, ils passeront, comme leurs camarades, en Khâgne, la seconde année, la dernière, qu’Henri-IV ouvrira à la rentrée prochaine.

ANTONIA JIMENEZ - Midilibre.fr

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