Midi Libre - octobre 2018

Extrait de l'article

 

"La cité scolaire Henri-IV de Béziers inaugurait il y a quelques jours dernière sa nouvelle annexe avec ses grandes salles spécialement aménagées pour ses classes prépas.

Force est de constater que ses classes prévues pour cinquante élèves ne seront pas remplies cette année. Pour 42 étudiants en première année CPGE (cours préparatoire aux grandes écoles) l’an dernier, ils ne sont que trente-six pour cette rentrée 2018-2019.

L’effet Parcoursup

Ludovic Garcia, responsable des CPGE première année, analyse : "Alors qu’on avait beaucoup de demande, on a eu cette année mois d’étudiants qui ont intégré notre classe. On s’est laissé surprendre par Parcoursup. Ce n’est pas alarmant, mais on va retravailler notre recrutement pour l’année prochaine."

Marie-Laure Bellard responsables des deuxièmes années complète : "La logique de Parcoursup est différente du système précédent. L’absence de hiérarchisation de vœux ou la possibilité d’en maintenir deux pendant toutes les vacances d’été en ont perturbé plus d’un."

100 %

Pour la première fois depuis la création des classes prépa d’Henri-IV, toutes les deuxièmes années ont réussi des écrits de concours. Et 60 % ont été admis aux oraux.

Et les étudiants qui ne sont pas en admission partent pour la plupart dans des universités prestigieuses et très sélectives comme Panthéon- Sorbonne directement en Licence 3. Ce résultat récompense les efforts fournis par les élèves et l’encadrement.

Priorité aux locaux

Ludovic Garcia rappelle : "Nous avons vocation à intégrer le plus grand nombre d’élèves du secteur, c’est la mission qui nous a été confiée et nous y tenons. Nous regrettons de ne pas avoir plus d’élèves de terminale qui fassent la demande ou qui acceptent quand on leur fait une proposition positive."

"Alors que par ailleurs nous accueillons des étudiants de Paris, Lille, Strasbourg, Nantes ou même de Guadeloupe cette année. Nous sommes surpris de voir des gens qui viennent d’aussi loin, avec de meilleures notes, accepter et pas ceux qui sont sur place."

Il faut se laisser du temps pour qu'une petite réputation se consolide

La co-responsable des CPGE poursuit : "Les filières lettres et sciences sociales sont extrêmement sélectives et difficiles. On les trouve essentiellement dans des grandes villes françaises : le lycée Saint-Sernin à Toulouse, le lycée du Parc à Lyon, le lycée Henri-IV de Paris. Il y en a peu, mais on est à chaque fois dans des établissements prestigieux. Ça a été une volonté à l’époque, ministérielle et rectorale, d’installer une prépa de ce type ici."  La nouvelle annexe le permet.

"Il faut que les étudiants puissent être dans de très bonnes conditions. Ils sont en concurrence avec des établissements qui offrent ce type de prestations et même bien au-delà. Pour les attirer ici il faut leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. On commence à avoir des résultats aux concours intéressants, ce qui montre que ça marche.""

Informations supplémentaires